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Critères de choix d'une suite de commerce électronique
"Les solutions de commerce
électronique sont nombreuses sans se ressembler toutes. Au delà des
fonctionnalités souvent omniprésentes, leurs principaux critères de
différenciation s'exposent à travers les cibles auxquelles elles s'adressent.
"Du côté des grands comptes, les premiers critères sont définis par rapport à
l'intégration à l'existant et à la pérennité qui rassure", explique Christophe
Bonnet, vice-président en charge du conseil en systèmes d'informations chez Fi
System, l'agence Web française classée parmi les cinq premières en Europe. "Pour
les start-up, c'est l'inverse. L'aspect d'intégration est très faible et le
choix pérenne est aussi moins critique. Leurs investissements sont tournés vers
des solutions qui permettent de développer le plus de fonctionnalités au moindre
coût. Enfin, beaucoup de groupes créent des sociétés spécialisées dans Internet.
Ce sont les Spin-Off, qui ont une problématique à cheval entre celle des grands
comptes et celle des dotcom".
Les suites d'InterShop, Broadvision, ATG, Informix et Oracle, qui affichent des
prix en centaines de milliers de francs, apparaissent clairement focalisées sur
les grands comptes. Leur principale particularité réside dans leurs possibilités
d'intégration avec le back-office, l'impératif requis pour les grands comptes.
Dans cette même catégorie se rangent également des solutions telles que
WebSphere Commerce Suite d'IBM et un ensemble de nouveaux modules développés au
dessus du serveur d'application WebLogic de BEA. Mais ces dernières
plates-formes, de confection récente, n'attirent pas encore une clientèle très
nombreuse du côté des grandes entreprises, leur pérennité n'étant pas encore
assise sur le long terme. Du coup, la suite d'IBM vendue à un tarif raisonnable
représente également une possibilité pour les entreprises de taille plus
réduite. Technologiquement, "la majorité des entreprises françaises et
internationales ont fait le choix d'architectures à base de Java" indique
Christophe Bonnet. "Cela facilite les choses car la majorité des éditeurs
proposent des suites Java ou sont en train d'évoluer vers Java".
D'autres éditeurs, comme Microsoft (Site Server Commerce Edition) et Allaire (Spectra),
ont décidé de s'attaquer au segment des start-up et autres dot.com. Leur credo
est de proposer des suites marchandes qui facilitent les développements
évolutifs en ayant recours à des compétences très répandues. A un bon rapport
qualité/prix même si leurs fonctionnalités sont moins nombreuses, celles-ci se
montrent aussi souvent moins standards quant à leurs possibilités d'intégration
avec l'existant, une problématique qui s'avère dans les faits secondaire
vis-à-vis des PME. Alors que Spectra d'Allaire fait partie des nouveaux
arrivants, ce qui soulève le même problème de pérennité que pour IBM mais à une
échelle moindre, Microsoft présente une solution un peu spécifique, beaucoup
moins complexe que celles ayant recours à Java et choisie également par certains
grands comptes comme la Fnac. Selon Christophe Bonnet, "la majorité des sites
non réalisés avec des solutions packagées sont faits soit en ASP soit avec Cold
Fusion. Après, il existe effectivement des outils à base de PHP, par exemple,
qui sont plus bas en terme de fonctionnalités mais qui touchent un monde de
développeurs plus vaste avec un coût encore moindre".
Lorsque la problématique de base du choix est intégrée, il reste un certain
nombre d'écueils à éviter. "Il vaut mieux d'abord essayer de se reposer sur des
solutions suffisamment mûres, car l'on ne peut prédire la pérennité à l'avance
mais la stabilité est tout de même très importante", conseille Christophe
Bonnet. "Il faut aussi faire attention à la mauvaise capacité de montée en
charge liée à certaines solutions. Mais cela peut également tenir à
l'architecture qui est derrière. Il s'agit d'un écueil majeur qui peut s'avérer
bloquant au bout de quelques semaines d'exploitation". Et de fait, les pertes
peuvent être considérables, notamment en raison du mécontentement des
internautes qui nuit à la réputation du site. Enfin, certaines solutions
comprennent un workflow de publication, qui permet la mise à jour automatique en
fonction de règles prédéfinies. Parfois, cette question n'est même pas soulevée
au départ et se présente trop tard. Au résultat, l'entreprise se retrouve avec
une armée de personnes pour mettre à jour le contenu, et sans processus, cela
devient la catastrophe car de nombreux conflits peuvent survenir lors de la mise
à jour. En théorie, un bon outil doit savoir détecter les liens cassés et éviter
ce type de problèmes."
Cet article est extrait du site JDNET. Source:
http://solutions.journaldunet.com/0006/000622choixecom.shtml
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