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Oracle intègre l'e-commerce au cœur des processus de l'entreprise
"Traditionnellement tourné vers le back-office (les systèmes centraux
opérationnels des entreprises), Oracle s'est lancé ces dernières années sur le
créneau du front-office (les applications orientées vers l'utilisateur) avec des
offres en e-commerce et gestion de la relation client. Il y a quelque temps,
l'éditeur a refondu une importante partie de ses progiciels (CRM, SCM,
e-commerce...) avec son ERP Applications 11i, le tout derrière le titre
e-Business Suite 11i. Parmi plus de 70 briques applicatives, l'entreprise peut
ainsi choisir un package donné ou même définir une configuration précise en
fonction de ses besoins. Ainsi, le client à la recherche d'une suite marchande
pourra acquérir les 5 modules spécifiques du package proposé en standard par
Oracle, dont les deux principaux iStore pour la construction du catalogue et la
gestion des profils, et le moteur de recommandation iMarketing basé sur
NetPerceptions. Dans le même temps, un autre client pourra choisir de s'équiper
de modules supplémentaires comme e-mail center, dans la partie CRM, pour
automatiser ses campagnes marketing sur Internet.
Cette solution packagée, dont le prix est calculé en fonction de la puissance
des serveurs, coûte à partir de 100.000 francs, serveur d'application et base de
données Oracle 8i compris. Disponible sur les plates-formes NT et Unix (Solaris,
UIX et AIX), elle devrait bientôt voir le jour sous Linux. Dans tous les cas,
les start-ups bénéficient d'un système de tarification particulier, le "licence
term" qui s'appuie sur de la location à l'année. Ainsi, le client qui aura
choisi ce principe sur une durée de 2 ans ne paiera qu'un tiers du prix de la
solution. Sur une durée de 4 ans, la dépense se monte à deux-tiers du même
tarif.
Sur les 5 modules de la suite marchande, iMarketing apparaît bel et bien un
outil de recommandation et non de personnalisation. En effet, à l'inverse des
suites concurrentes, le one-to-one ne figure pas à la liste des applications
proposées par Oracle. Mais cette dernière prévoit d'intégrer des fonctions
évoluées d'analyse décisionnelle appliquées au comportement de l'internaute
d'ici un an. Pour l'instant, iMarketing peut simplement consulter l'historique
des achats et les champs renseignés par l'utilisateur, et effectuer par exemple
du "cross-selling" en mettant en avant un produit donné en fonction des choix
précédents. Un module de configuration peut également être fourni en tant que
brique complémentaire. Non présent dans l'offre standard, celui-ci peut trouver
le bon produit en fonction de critères rentrés au fur et à mesure par
l'internaute.
Sur le plan technique, la plate-forme e-Business 11i repose sur Oracle
Application Server qui gère l'éxécution et les transactions entre les composants
Java. La partie front-office utilise les technologies JSP (Java server pages)
tandis que le back-office se sert de classes Java de même type que les EJB (Enterprise
Javabeans). Concernant la montée en charge, le serveur d'application comporte
notamment un système de cache. L'architecture autorise à la fois la répartition
de charges et l'échange de processeurs à chaud (ou "failover"). Au niveau de la
base de données, la gestion des clusters permet d'installer Oracle 8i sur des
ordinateurs parallèles. L'intégration au back-office s'opère en toute
transparence avec 250 points de contact vers l'ERP Applications 11i. "Nous avons
également développé un module d'interconnexion avec SAP R/3", précise Patrick
Lemartret, responsable marketing e-business chez Oracle. "Et nous travaillons
avec des échanges XML en spécifique vis-à-vis des applications propriétaires."
Oracle propose enfin le programme iSpeed pour ouvrir son magasin en ligne en
moins de 45 jours à l'aide d'experts spécialisés intervenant au niveau de la
mise en oeuvre. Ainsi, une implémentation de type normal ou devant être reliée à
l'ERP de l'éditeur peut effectivement s'opérer dans ce délai. Mais l'intégration
à des back-office tiers reste très fastidieuse et réclame des temps de
développement beaucoup plus étendus. "
Source:
http://solutions.journaldunet.com/0007/000705oracle.shtml
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